LE LOGEMENT : UN DROIT
Pourtant, dans notre pays, on dénombre 1,4 million de demandeurs de logement, 3,5 millions familles sont mal logées, 100 000 sont à la rue et 100 000 vivent dans des caravanes toute l’année.
Des milliers d'HLM demeurent inoccupés, faute de transparence dans l'attribution des logements par des gestionnaires qui appliquent sans le dire des quotas sociaux ou « ethniques », dévoyant quotidiennement la vocation du logement social.
Dans notre département, on recense 60 000 demandeurs de logement, et dans notre ville 1 200 familles inscrites au bureau du logement attendent…..
La spéculation immobilière est un véritable fléau social. Au cœur des grandes villes, des immeubles de bureaux et des logements sont vacants.
Les lois du libéralisme économique accentuent les écarts entre villes « riches » et villes « pauvres », imposent une politique d'urbanisation et d'aménagement du territoire qui ne part pas des besoins sociaux.
Nous réaffirmons que l’accès à un logement de qualité est un droit dans notre département, dans notre ville.
Le département doit inciter à la construction de logements sociaux, lutter contre les logements insalubres et indignes, contre les marchands de sommeil.
Pour ce faire, nous impulserons une véritable politique sociale qui passe par :
A Romainville, comme ailleurs, les loyers et les charges augmentent de manière insupportable tous les ans, malgré les recommandations gouvernementales de limiter ces hausses et pèsent toujours plus lourdement dans le budget des familles qui doivent y consacrer de 40 à 50 % de leurs revenus…. Et les exposent ainsi aux risques d’impayés, à la spirale de l’endettement et de l’expulsion locative.
Tout autre logement doit être rénové en utilisant toutes les normes modernes écologiques et le confort, l’esthétique doivent respecter les normes actuelles. Avant toute opération, les habitant-e-s doivent être informés dans des réunions où toutes les opinions pourront s’exprimer librement. En fin de débat, tout-e-s les habitant-e-s seront consultés par référendum.
Le logement social est utile, indispensable, pour que le droit au logement puisse être une réalité.
Il faut contraindre toutes les communes à construire des logements sociaux, comme le prévoit la loi SRU et le département a un rôle décisif à jouer pour renforcer l’aide à la construction de logements sociaux, particulièrement pour les jeunes mais aussi des logements adaptés pour maintenir à domicile les personnes âgées.
Aujourd’hui la loi SRU ne prévoit que de faibles sanctions financières pour les communes qui ne la respectent pas. Les communes riches préfèrent payer. Il s’agit, de fait, pour elles d’acheter un droit à ne pas construire de logements sociaux. Pour rendre la loi efficace, il faut augmenter le pourcentage de logements sociaux obligatoire (aujourd’hui 20 %) et rendre inéligibles les élu-e-s qui refusent de l’appliquer.
Nous dénonçons vivement la loi BOUTIN qui incite les organismes HLM à faire du logement une marchandise, en incitant à la vente des logements déjà construits. En outre, bien des locataires achètent des logements qui doivent être impérativement rénovés (67 % du parc a plus de 20 ans). Ils se retrouvent très vite à devoir soit payer pour des travaux qui aurait dû être réalisés par les bailleurs sociaux avant la vente et dont le montant dépasse leurs possibilités financières soit se retrouver propriétaires de logement insalubres sans espoir de revente.
Nous dénonçons aussi l’application du Supplément de Loyer (SLS) qui dans notre département comme dans notre ville qui contraint des familles aux revenus moyens (deux salaires de fonctionnaires suffisent) à quitter le parc social au détriment de la mixité sociale qu’il est souhaitable de préserver.
Le département doit résolument et sans attendre s’engager dans la voie de la création d’un grand service public du logement, seul garant de l’égalité des citoyens pour accéder à un logement et seul garant que le droit au logement est une réalité.