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Résolument féministe

Une candidature résolument féministe

La lutte pour les droits des femmes est un combat toujours d’actualité

 

Dans tous les pays occidentaux, les politiques néo-libérales des vingt dernières années se sont traduites par la remise en cause d’un certain nombre d’acquis obtenus par les luttes des femmes, dans les décennies précédentes.

 

Les inégalités hommes-femmes s’approfondissent

Avec le désengagement de l’Etat, les inégalités se sont renforcées entre hommes et femmes et également entre femmes : plus souvent chômeuses que les hommes, les femmes sont moins bien indemnisées.

Les attaques contre les services publics et les retraites, les politiques « familiales » discriminatoires comme l’allocation parentale d’éducation pour le 3e, 2e et 1er enfants sont autant d’atteintes au droit à l’emploi des femmes et à leur droit à l’égalité. Ces politiques en effet encouragent les femmes les moins qualifiées à rester à la maison au lieu de leur proposer de meilleures conditions de travail et des crèches pour faire garder leur enfant.

Les inégalités quant au partage des tâches domestiques subsistent. Les femmes fournissent 80 % du noyau dur du travail domestique (vaisselle, cuisine, linge, soins matériels aux enfants). La répartition des tâches domestiques entre hommes et femmes reste identique, depuis plus de vingt ans. En moyenne les femmes consacrent 5 heures par jour aux tâches domestiques contre 2 h pour les hommes. La place des femmes dans le monde du travail reste déterminée par cette charge domestique.

 

Ces inégalités sont aggravées encore par les discriminations racistes qui pénalisent tout particulièrement les jeunes femmes dont les parents viennent du Maghreb ou de l’Afrique sub-saharienne. Les femmes étrangères sont encore plus pénalisées du fait de codes de statut personnel qui s’appliquent aussi en France dans le cadre d’accords bilatéraux, ou encore du fait des règles du regroupement familial qui les rendent dépendantes économiquement et juridiquement de leur conjoint.

 

Il n’existe aucune réelle égalité professionnelle

Les femmes représentent 80 % des 3,4 millions de travailleurs pauvres, 83 % des salariés à temps partiel sont des femmes. Il y a 2,5 fois plus de femmes au SMIC que d’hommes. Le salaire mensuel des femmes (toutes catégories confondues et tout temps de travail confondus) est en moyenne de 920 € contre 1 261 € pour les hommes, du fait de l’inégalité d’évolution des carrières mais aussi pour des raisons de « pure » discrimination. De même il existe une véritable tolérance sociale vis-à-vis du chômage féminin : la majorité des chômeurs non indemnisés sont des femmes.

La flexibilité dégrade les conditions de travail et déstabilise les conditions de vie, plus encore pour celles qui sont astreintes à une double journée de travail, et qui sont souvent en charge totale des enfants dans les familles monoparentales. 64 % des femmes travaillant la nuit sont assujetties à des horaires variables contre 31,7 % pour celles qui travaillent de jour.

 

La contre-réforme des retraites que Sarkosy vient d’imposer au mépris de la mobilisation des travailleurs et des travailleuses est encore très défavorable aux femmes. Avec un nouvel allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein, ces mesures condamnent à la pauvreté les retraités, surtout les femmes et tous ceux et celles qui subissent des périodes de chômage et de précarité ou qui interrompent leur activité pour éduquer leur enfants. La position du parti socialiste qui prétend rétablir la retraite à 60 ans pour tout et toute en augmentant la durée de cotisation est une hypocrisie : le choix se fera entre partir à 60 ans avec une retraite de misère ou continuer à travailler jusqu’à 65 ans pour partir à taux plein

 

Une femme sur deux fera le choix d’avorter au cours de sa vie

La loi Veil légalisant l’avortement, imposée grâce à la puissante, mobilisation des femmes, a plus de 30 ans. La loi de 2001 votée après une nouvelle mobilisation a permis d’améliorer le droit à l’avortement avec notamment l’allongement des délais et la suppression de l’autorisation parentale pour les mineures.

Les réticences à reconnaître aux femmes le droit à disposer de leur corps sont encore très fortes. Les obstacles sont nombreux : offensives, affichées ou sournoises, en faveur de l’ordre moral, régressions et remise en cause du système de santé dans son ensemble, insuffisance d’information et difficultés d’accès à l’avortement et à la contraception

 

 

Les violences faites aux femmes ne diminuent pas

Partout dans le monde, les femmes subissent de terribles violences aussi bien dans leur famille que sur leur lieu de travail ou dans la rue : viols de guerre, crimes « d’honneur », mutilations sexuelles, violences sexuelles et physiques, insultes sexistes et lesbophobes, prostitution… Ces violences sexistes tout comme les violences racistes ou les violences de classe accompagnent un système de domination. Les femmes subissent en France 50 000 viols par an. Une femme sur 10 est victime de violences conjugales et une femme meurt tous les quatre jours sous les coups de son conjoint ou ex. Le harcèlement moral, psychologique et sexuel, qu’il soit le fait de supérieurs, collègues, clients ou usagers, est une face souvent cachée des relations dans le travail.

Par année, 13 % des femmes subissent des agressions verbales dans l’espace public et 9 % au travail. Au cours de leur vie, 11 % des femmes ont été victimes d’agressions sexuelles.

 

Depuis 2002 la Seine-saint-Denis s’est doté d’un Observatoire départemental des violences envers les femmes

Pour lutter contre les violences faites aux femmes, le Département mène depuis plusieurs années une véritable politique publique qui aborde cette problématique dans toutes ses dimensions avec la mise en place de dispositifs pour mieux protéger les victimes de violences conjugales, assurer la prévention et la sensibilisation tant auprès des jeunes que des adultes.

Pourtant en Seine-Saint-Denis le bilan est accablant

L’enquête nationale sur les violences envers les femmes en France (ENVEFF) réalisée en 2000 montre que, loin d’être résiduelle, la violence physique ou psychologique envers les femmes reste un phénomène aux proportions inquiétantes dans notre pays et plus encore en Île-de-France, que ce soit dans l’espace public, au travail ou dans leur foyer :

  • 27,6% des franciliennes déclaraient avoir subi une forme de violence dans l’espace public au moins une fois durant les 12 mois précédant l’enquête.
  • 20,1% d’entre elles avaient subi des insultes, 2% une agression physique et 12,2% avait été harcelées sexuellement.
  • Au travail, 21,1% des franciliennes déclaraient subir des pressions psychologiques, 10,1% des agressions verbales et 2,8% des avances ou des agressions sexuelles.
  • Dans leur foyer, 26,3% des franciliennes déclaraient faire l’objet de pressions psychologiques de la part de leur conjoint et, au total, c’est un peu plus d’une femme sur dix (10,9%) qui avait subi des violences conjugales (harcèlement moral ou insultes répétées, ou chantage affectif, ou violences physiques et sexuelles).
  • Globalement, dans les douze mois précédant l’enquête, 29,4% des franciliennes avaient été insultées, 5,6% agressées physiquement et 5,6% avaient subi des atteintes sexuelles.

 

Devant un tel défi, les réponses sont évidemment nationales, mais des actions peuvent être menés au niveau du département,  nous nous engageons à :

 

 

-    Appliquer au niveau du personnel dépendant du département toutes les mesures permettant une égalité réelle entre les hommes et les femmes ;

-    Promouvoir la mise en place d’une éducation non sexiste en pratiquant une politique volontariste dans le choix des livres et des films et en aidant au financement de toutes les initiatives qui vont dans ce sens.  

-    promouvoir l’avortement et la contraception libres et gratuits pour toutes les femmes par des campagnes régulières d’informations sur les différentes méthodes de contraception et « d’interruption volontaire de grossesse » pour permettre un véritable choix des femmes. Octroyer de moyens supplémentaires au centre de planning familial et le développement des centres d’orthogénie et implanter des structures.

-    Donner des moyens supplémentaires à l’Observatoire départemental des violences envers les femmes pour promouvoir l’éducation, la prévention et coordonner les actions en matière de violence

-     développer les équipements sociaux, pour faciliter la vie quotidienne des femmes et de l’ensemble de la populationavec notamment un grand service public d’accueil de la petite enfance doté d’un personnel mixte avec la création de maisons de l’enfance intégrant crèches, haltes garderies et écoles maternelles ;

-    Instaurer un service public d’accueil, d’hébergement et de soutien pour les femmes victimes de violence intégrant des maisons d’accueil où les femmes et leurs enfants pourront vivre loin des violences ; le droit au logement, à l’emploi, à la protection sociale pour permettre aux femmes d’échapper aux violences conjugales, à la prostitution, aux mariages forcés…  Un droit autonome au séjour sera reconnu aux femmes immigrées, qu’elles aient  ou non des papiers

-    Alors que l’Enquête nationale sur les violences faites aux femmes en France (ENVEFF) révèle que près de la moitié d’entre elles craignent de sortir et d’emprunter les transports en commun la nuit, nous mettrons en place en lien avec les municipalités une politique d’aménagement la ville de façon à ce qu’elles puissent s’y sentir en sécurité à tout moment est une façon de leur rendre leur liberté de circulation.

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