Pas de progrès social dans une planète dévastée
Notre planète connaît une crise écologique d'une globalité et d'une rapidité sans précédent. Nous assistons à :
- une diminution de l'extraordinaire diversité du vivant à cause de la surexploitation des ressources par les industries alimentaires, celles du bois ou du médicament (la vitesse d'extinction est 100 à l 000 fois plus rapide que lors de l'extinction des dinosaures).
- une diminution et une détérioration des ressources naturelles disponibles due à une production irréfléchie. Aujourd'hui 55%o des ressources d'eau accessibles sont utilisées dont 70% pour l'irrigation. Les ressources alimentaires sont aussi menacées et le nombre de malnutris chroniques est d'environ un milliard.
- une pollution globale qui met en danger la santé humaine, avec près de 10 000 produits chimiques disséminés dans notre environnement, premiers responsables de l'augmentation des cancers. Les habitant-e-s de Seine-Saint-Denis y sont directement confrontés : usines polluantes qui fonctionnent sans les investissements à la sauvegarde de la santé publique des salarié-e-s et de la population riveraine, développement anarchique des transports de marchandises alors même que nous possédons une forte densité de voies ferrés et fluviales, circulation automobile en constante augmentation, incinérateurs qui crache de la fumée toxique dans une zone de forte densité de population.
- un changement climatique brutal, irréversible, et qui s'accélère de manière imprévisible. Plus que tout autre élément de la crise écologique, le changement climatique incrimine directement la logique capitaliste et va toucher à tous les aspects de notre vie et menacer celle de centaines de millions d'êtres humains qui vivent dans les plaines côtières menacés par la montée du niveau des océans où dans des régions où se multiplieront cyclones, inondation et sécheresse.
Nous sommes résolument écologiques parce que nos sommes anticapitalistes
Le combat pour résoudre la crise écologique fait partie intégrante du combat contre le capitalisme Si la protection de l'environnement est désormais présente dans les discours de tous les décideurs, le capitalisme vert tant vanté est, dans les faits, plus capitaliste que vert.
La fiscalité verte est de la fiscalité. Elle pénalise les plus démunis et ne gène que partiellement les plus riches qui auront toujours les moyens de se déplacer dans de grosses cylindrées, de se chauffer. De plus elle aboutit à une détaxation des plus gros pollueurs : industrie et agriculture intensive. Il en est de même de l’augmentation de l’essence et du gas-oil qui pénalise les plus démunis.
Nous sommes convaincus que l'humanité ne pourra ni réellement sortir de cette crise, ni durablement prendre en compte les données de l'écologie, sans une profonde remise en cause de la logique du marché, sans une réappropriation collective et sociale de secteurs entiers de l'économie.
Le combat écologique rejoint alors le combat social, les actionnaires des multinationales, des grands groupes financiers et les gouvernements à leur service imposent leur loi, leur droit à accumuler sans fin des profits quel que soit le prix à payer par les peuples, les salariés et la nature.
Nous considérons que la population a un droit inaliénable de vivre décemment dans un environnement sain, tout en préservant les ressources de la planète.
Nous nous engageons à mener et à soutenir toutes les actions nationales et internationales qui iront dans ce sens.
En Seine-Saint-Denis :
Toutes les cantines de Seine-Saint-Denis doivent servir de la nourriture biologique et nous contribuerons au développement des AMAP (Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne), dans les villes et les quartiers afin que chacun puisse bénéficier d’une nourriture saine au meilleur prix, les AMAP assurent sans intermédiaire commercial un accès direct au producteur, ce qui garantit la fraicheur des produits et un meilleur prix.
La lutte contre le réchauffement climatique et la pollution de l’air passe par le développement et extension du service public des transports, qui sera rendu totalement accessible aux personnes handicapées.
Alors que 45 % des populations franciliennes et 34 % des emplois ne sont pas desservis par des stations du réseau ferré, il est nécessaire de désenclaver les Quartiers populaires. (voir transports)
Le « carburant vert » n’est pas la solution. En France, il pousse à la culture intensive d’oléagineux avec pour corollaire l’utilisation massive de pesticide et un gaspillage effréné d’eau. Dans les pays du Sud, cette culture se fait au détriment des cultures vivrières et rend encore plus précaire la situation alimentaire des populations. Elle se traduit également par la destruction massive et rapide de la forêt primaire.
Nous considérons que les déchets ne sont pas une marchandise. Ils doivent donc échapper aux grands groupes industriels qui ont intérêt à leur accroissement.
Nous œuvrerons pour la mise en place d’un service public de la gestion des déchets. Les ramassages seront assurés par le service public qui développera le tri écologique, mettra en place des alternatives à l’incinération dont les rejets sont extrêmement nocifs pour les populations et qui pour fonctionner utilisent de grandes quantités d’énergie.
La méthanisation n’a de sens que si les déchets sont correctement triés.
La pompe à ordures de Romainville
C’est un projet néfaste écologiquement, ruineux économiquement, dangereux socialement.
Néfaste écologiquement par l’énergie demandée pour l’installation et pour l’utilisation. De plus, le transport de »s ordures de la pompe au lieu de traitement entrainera la rotation d’un nombre considérable de camions.
Ruineux économiquement par les dépenses engagées 13 Millions d’euros équivalente à 2 écoles neuves et par les coûts de fonctionnement dont les citoyens n’auront pas la maîtrise puisque VEOLIA en est le concessionnaire.
Dangereux socialement par le risque de suppression d’emplois
Les exemples dont se vante la mairie sont sujets à caution. A Barcelone, le pompe fonctionne mal, elle est sans cesse bouchée et n’a donc pas été étendue à toute la ville, alors que le projet initial le prévoyait.. Les villes qui l’avaient envisagé renoncent les unes après les autres : Narbonne, Boulogne, Vitry, Grenoble…
Le système lui-même est mis à mal par le développement technique de nouveaux systèmes proposés par les propres concepteurs du projet.
Avec l’argent ainsi jeté par les fenêtres, nous proposons une politique active de renforcement du tri
Le conseil général doit mettre en place les conditions pour aider les communes ou regroupements de communes à sortir du SDIF qui a signé un contrat de 12 ans avec VEOLIA (voir fiche eau) et permette le passage à un service public de l’eau.
Dans ce cadre, le service public mettra en place un tarif social qui permettra à toutes et à tous de bénéficier d’une eau moins chère et de bonne qualité et développera des traitements écologiques innovants. Cela s’accompagnera de mesures d’économie de l’eau.
Tous les bâtiments publics devront être équipés de collecteurs d’eau de puits qui devra servir à l’arrosage des espaces verts et au fonctionnement des toilettes publiques et du nettoyage des locaux.
L’être humain doit se voir reconnaître un droit absolu à l’accès à l’énergie, mais ce droit suppose également le devoir de ne pas gaspiller des ressources qui tendent à s’épuiser.
Nous nous prononçons pour le développement des énergies renouvelables et pour un plan départemental d’économie d’énergie. Le conseil général aidera à l’implantation de panneaux solaires pour l’éclairage urbain et les panneaux de signalisation
Toute incitation au gaspillage sera proscrite dans notre département et un plan d’information du public sera mis en œuvre.
Le développement du chauffage urbain à partir de la géothermie sera développé.
Tous les bâtiments appartenant au conseil général ou construits par lui devront être construits ou rénovés avec des matériaux d’isolation performants et devront compter des panneaux à solaire de façon à assurer au minimum l’éclairage des communs.